Une place économique peut bien se situer dans une comparaison régionale et subir malgré tout une pression croissante.
Dans « Climbing higher », McKinsey et la Swiss AmCham relèvent qu’environ 80 % des CEO interrogés comparent la Suisse à des sites mondiaux. Les personnes interrogées représentent avant tout le point de vue d’entreprises actives à l’international.
Je considère ce constat pertinent pour les PME suisses également. Le bon étalon découle de la décision du client. Quelle qualité peut-il obtenir ailleurs ? Dans quels délais est-il livré ? Avec quelle fiabilité les problèmes sont-ils résolus ?
Répondre à ces questions uniquement en regardant des concurrents familiers, c’est peut-être se juger trop facilement.
Il en va de même pour les investissements. Une nouvelle installation devrait être jugée sur sa capacité à améliorer notre position dans la concurrence réelle. Un progrès par rapport à notre propre parc de machines ne suffit pas encore à la justifier.
La force d’une place économique naît de nombreuses décisions de ce type. Et du courage de choisir une comparaison dont nous avons encore quelque chose à apprendre.